Le Symbole Perdu, Dan Brown
L’avalanche de savoirs ne peut faire oublier les clichés et l'inefficacité du style. Heureusement l’auteur manie assez bien le suspens... et parviendra certainement à maintenir quelques lecteurs éveillés jusqu’à la dernière page.
Résumé
Alors que Robert Langdon, à la demande d’un ami franc maçon de haut grade, doit se rendre d’urgence à Washington pour donner un discours, il se retrouve pris au milieu d’une machination. Pour sauver son ami, il devra décoder les indices qui mènent aux secrets de la confrérie mythique.
Mon avis
Il ne fait aucun doute que cet auteur se documente énormément pour donner de la texture à son œuvre. Le problème c’est qu’il en étale beaucoup et personnellement comme j’ignore dans quelle mesure ces “savoirs” s’appuient sur des faits avérés, ils m’enquiquinent plus qu’autre chose.
Dans ce nouveau roman, nous retrouvons le personnage principal du Da Vinci Code, Robert Langdon. L’auteur essaye d’étoffer son héros en revenant sur des détails de son enfance et en jouant sur notre sensibilité avec la montre Mickey qu’il porte mais, en vain, ce personnage, à mes yeux, reste sans relief.
Le personnage le plus intéressant est sans nul doute celui du méchant qui, je dois l’admettre, m’a bien plu !
Niveau crédibilité, les relations entre les personnages dans le dernier quart du livre sont mal traitées... L’auteur oublie bien vite les protagonistes assassinés en cours de route et l’impact de leur disparition sur les survivants et cela m'a agacée car, allez savoir pourquoi, je m’attache toujours aux personnages qui connaissent un sort funeste !
Ce qui pourrait sauver ce roman, c’est bien entendu le suspens car n’oublions pas qu’il s’agit d’un thriller. Cette donnée n’est pas perdue de vue pendant une bonne partie du roman mais Dan Brown tarde à mettre un terme à son roman. Ainsi, alors que l’énigme est résolue, il nous assomme avec une quarantaine de pages aussi inintéressantes qu’inutiles. Ces derniers chapitres ont eu raison de ma patience. Honnêtement, j’attendais une réponse à la fin de ce long épilogue et que nenni, tout n’est que baratin !
Extrait
L’homme, qui s’était baptisé Mal’akh, appuya la pointe de l’aiguille contre son crâne rasé ; les piqûres répétées de l’outil acéré dans sa chair lui procuraient des frissons de plaisir. Le ronronnement du dermographe avait un effet narcotique, tout comme la morsure de l’aiguille qui s’enfonçait profondément jusqu’au derme pour y déposer les pigments.
Je suis un chef-d’œuvre !
L’art du tatouage ne visait jamais la beauté. Son but, c’était le changement. Des prêtres nubiens scarifiés du deuxième millénaire avant Jésus-Christ aux Maoris d’aujourd’hui et leur art du moko, en passant par les adeptes du culte de Cybèle dans la Rome antique, les hommes usaient du tatouage comme d’une forme de sacrifice corporel, supportant le supplice de l’aiguille, pour en sortir transformés.
Malgré la condamnation sévère figurant dans le Lévitique 19-28, qui proscrivait le marquage du corps, l’art du tatouage était devenu un rite de passage que des milliers de gens observaient en ces temps modernes Ŕ adolescents bien sages, drogués impénitents, mères de famille modèles. (p.5)
Thématique :
Thriller ésotérique
Le Symbole Perdu, Dan Brown, trad. Dominique Defert et Alexandre Boldrini, éd. le livre de poche, 2011, 736 pages.





Commentaires
Rebonsoir, je n'ai pas lu ce roman de Dan Brown ayant trouvé que Da Vinci code était un roman très mauvais à tout point de vue, mais il y a des fans... Bonne soirée.
@dasola : effectivement il y a des fans mais je n'en fais pas partie non plus...