L’Aube Ecarlate, Lucius Shepard
Huis clos vampirique au coeur des Carpathes. Ce qui est le plus effrayant dans ce roman ce n’est pas la couverture mais bien l’impression de ne jamais en venir à bout...
Résumé
XIXe siècle, réunion de vampire dans un monstrueux château de Transylvanie... L’objet de cette réunion de famille : une cérémonie pendant laquelle une mortelle soigneusement sélectionnée va être sacrifiée. Mais voici que la jeune femme est sauvagement assassiné la veille du rituel. La suspicion va alors s’installer, les anciennes rancunes rejaillir.... Qui se cache derrière ce meurtre ?
Mon avis
L’ambiance est parfaite. L’horreur est au rendez-vous avec de nombreux détails édifiants comme ces mortels vivant auprès des vampires dans l’espoir d’en devenir un et ces humains qui grouillent dans les sous-sols du château comme des rats pour échapper à ces redoutables prédateurs... Mais que de longueurs, que de digressions et un final bien décevant. Supporter autant de bavardages nébuleux pour arriver à un dénouement si opaque... Je ne le conseille à personne ! Pourtant comme la couverture et l’incipit étaient prometteurs !
Et, honnêtement, il y a des scènes d’actions très intéressantes et un très beau mysticisme mais nous, lecteurs, ne sommes pas immortels et nous n’avons pas de temps à perdre à nous ennuyer ainsi !
Extrait
L’assemblée convoquée le vendredi 16 octobre 186... au château Banat était prévue depuis plus de trois siècles, mais seule une infime partie des préparatifs avait eu pour objet l’aspect cérémoniel de la chose, sa pompe et sa splendeur. Non, on avait surtout consacré du temps et de l’energie à produire et à cultiver certaines lignées de mortels afin d’obtenir la plus rare des essences, un cru à la saveur et au bouquet sans égal : le nectar. Les membres de la Famille étaient venus des quatre coins de l’Europe pour participer à la Décantation, voyageant de nuit, par train ou par diligence et passant la journée dans des auberges campagnardes. A présent, vêtus de leurs plus beaux atours, parfois accompagnés de serviteurs mortels qui - quoique fort beaux et fort élégants - évoquaient d’humbles poneys conduisant des pur-sang vers le champ de course. (p. 11)
Thématique
Vampire et littérature
L’Aube Ecarlate, Lucius Shepard, traduit par Jean-Daniel Brèque, Ed Denoël, coll. Folio SF, 2001 (1ere publication 1993), 382 pages.





Commentaires
J'adore ta conclusion !!!
Et si mon rêve de me transformer un jour en vampire (bien sûr en vampire chic, gracieuce et élégante nouveau genre avec des supers pouvoirs !), je pourrai prendre le temps de perdre mon temps !
@Julie : Il est possible que le succès du vampire soit dû à ce manque de temps dont on souffre tant aujourd'hui ! Pris entre procrastination héréditaire et soumission à une société de performance il y a de quoi chopper un ulcère !